dimanche 3 août 2008

Epuisement

Je me suis réveillée vers midi.
J'ai fait couler le café. Je le buvais devant mon ordi, à relire les mails de la nuit, de la veille, du soir, du lendemain, tout ce que j'écris, tout ce que j'extirpe de moi.
Je me suis alors rendue compte à quel point je suis exténuée. Mon corps est lourd de ne plus trouver un peu d'énergie pour repartir.
Et le téléphone a sonné : ma chère et tendre Maman. Nous avons parlé beaucoup. De mon travail et surtout de toi. Elle sait maintenant le chagrin où je suis, elle me connaît si bien puisque c'est elle qui m'a faite avec mon père.
Doux parents si forts de pouvoir entendre le désespoir de leur grande fille de 42 ans...
Ensuite, j'ai pris une douche, très longue. Pour me laver de tous ces fardeaux, pour laisser l'eau me redonner un peu de vie.
Maintenant, je suis dans mon lit. Il fait bon et j'ai laissé la fenêtre ouverte. C'est un air d'après orage qui rentre et apaise ma souffrance. Mon chat-peluche est là, attentif et toujours si câlin.

Que vais-je te dire ce soir,  ou au moment que tu choisiras pour m'expliquer ton attitude ?
Que tu n'es pas un problème pour moi mais que par contre j'en suis devenue un pour toi ?
Ce n'est donc pas à moi de décider.
Je t'aime sans condition et je suis ouverte à toi et tu sais à quel point.
Et c'est cela qui est violent pour toi et que tu dois prendre comme une agression. Car alors, tu te trouves devant ton propre miroir, à regarder comment tu agis et non à quoi je réagis.

Tu as beaucoup de travail à faire sur toi même et alors nous nous retrouverons peut-être pour faire ce chemin que nous espérons tous les deux faire ensemble.

Aujourd'hui, si j'ai tant de mal, c'est que je ne peux rien faire pour toi, ni à ta place. Je ne peux pas te guérir contre ton grès. Je ne peux pas absorber ta souffrance pour que tu sois ensuite léger et prêt à vivre librement et pleinement.
Et c'est cela qui me détruit. Me rendre compte que mon amour t'est inutile voire qu'il t'est néfaste et dévastateur.

Je suis devant ta cage. Je te voie. Tu te fracasses contre ses barreaux, tu mets à jour toutes tes blessures du passé, tu saignes de partout, tu te mutiles entièrement mais tu ne t'arrêtes pas, tu ne capitules pas, tu rugis et tu t'agites comme un King Kong en haut de son building. 

Et moi je suis là, tétanisée à observer et A NE RIEN POUVOIR FAIRE POUR TOI.

Oh ! que c'est dur...

Posté par Beylliza à 14:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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