mercredi 28 janvier 2009

Cycle de la vie…

Comme à mon habitude, j’écris sur fond musical. Je me souviens d’une consigne d’atelier d’écriture qui était de décrire nos rituels avant de commencer à écrire. J’avais parlé de l’ouverture de mon ordi, puis de la lecture des mails du jour, puis retour au dossier « ma musique » pour me choisir un morceau à écouter en boucle, puis lancement de word, relecture de mes écrits de la veille, retour vers incredimail, et en avant la zic, clavier qui cliquette…

 

J’ai fait exactement cela ce soir en rentrant de mon havre de paix.

A cet instant, j’écoute du Scriabine, un concerto pour piano, le premier mouvement. J’avais découvert ce morceau au printemps 2006 après un séjour dans la maison de Normandie. J’avais adoré piquer la voiture de mon père pour aller à Mortagne, seule, et ensuite en revenant, j’avais pris les chemins de traverse pour visiter ce coin si jolie et verdoyant et surtout profiter de ma liberté renaissante (c’était le début de mon divorce) tout en écoutant ce concerto.

 

Ensuite, je l’ai souvent écouté alors que je m’acclimatais dans mon nouveau chez moi, savourant ces quelques instants de répit avant ma tempête à moi de l’été de mes quarante ans…

 

Ce soir, j’ai eu envie de l’écouter, sans doute car les évènements familiaux me ramènent ce jour dans cet univers slave qui m’a bercée toute mon enfance et adolescence.

 

Et je veux continuer à arpenter les chemins de la guérison pour m’épanouir. Je suis assez fière de moi de ne pas avoir été déstabilisée par des annonces, ce jour, qui, il y a quelques semaines à peine, m’auraient fait replonger largement.

 

J’ai pris le temps d’entendre, de comprendre et ensuite d’aller à la rencontre pour apaiser.

Cela ne diminue en rien mon chagrin intérieur, mais j’ai sans doute quelques longueurs d’avance, moi petite dernière, sur un frère et une sœur qui ne sont pas dans la même réalité que moi.

 

Alors, c’est vrai que d’entendre mon père si désespéré, est une douleur insupportable, mais j’ai pu très vite repérer mes piliers pour rester debout, lui tendre la main, du peu que je peux, et avancer encore, la tête un peu basse de cette situation si compliquée.

 

C’est là que je peux constater ma reconstruction.

 

Et au milieu de tout cela, des litres de miel se sont déversés sur moi… Inattendus tant attendu, inespérés ou inconnus… Je n’étais pas au dehors, mais bien à ma place.

 

Je ne changerai pas, et il ne faut surtout pas ! Toujours rebondir, repartir même si l’on pense que toute énergie nous a déserté, sur le moment c’est l’anéantissement, la seconde d’après, c’est le jour qui est toujours là.

On continue, on poursuit, on s’accomplit, on mûrit, on sourit…

Posté par Beylliza à 21:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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